Cette fois, pas de hurlement, de projecteurs et autres shows pour l'arrivée de Bill Gates sur scène. Du moins pour moi, puisque je n'ai vécu son arrivée qu'à travers un écran de télé dans une salle de recalés.
Qui dit star dit foule et cette année les places pour le déjà très grand amphithéâtre qui l'accueillait étaient encore plus rares que les années précédentes. Il a donc fallu se rabattre sur un des écrans télé, dans une salle de retransmission. Pas uniquement une salle pour journaliste ayant un article à écrire sur le sujet, loin de là, au contraire même, une salle pour quidam ayant fait la queue pendant au moins une bonne heure et demie, n'ayant pas réussi à entrer et qui malgré tout ne demande qu'à suivre une conférence pourtant soporifique.
L'euphorie technologique du public du CES continue à fonctionner à plein. Ce mercredi, XM (on en reparlera), le gros succès de la radio par satellite outre-Atlantique, tenait une conférence de presse. Quelques produits intéressants et de nombreuses exclamations venant aussi bien du public que des employés. Comme si les salariés de Free poussaient des "waouw" lors de la présentation d'une nouvelle Freebox. Ou comme si des abonnés à Canal Plus lançaient des "yeah" en découvrant un nouveau décodeur. Il doit y avoir moyen de s'y habituer mais, à chaque fois, on se sent un peu gêné, pour eux.
A Las Vegas, ça waoute sec. Quand le silence règne, c'est l'ennui et la débandade. Cas d'école : la conférence de Bill Gates. Rien de bien spectaculaire (Justin Timberlake sur scène ?), donc peu de waouw, donc une salle qui se vide peu à peu. Dommage pour les heures de queue.
Ludovic Nachury
Commentaires