Voila, on y est. Paris – Las Vegas, c’est 24 heures de trajet non stop, du moins avec un transfert prévu à Washington, qui a failli se transformer en nuit imprévue à Washington pour cause de passage un chouia longuet (la photo à venir) à l’immigration-douanes-bagages.
En théorie, le CES commence jeudi, jeudi soir heure française. Il faudra donc attendre demain pour arpenter des kilomètres de stands vantant tout et parfois n’importe quoi. Au menu, les coupables habituels, les successeurs du DVD, la télé haute définition, les Vista, Yonah et autres produits tous évidemment “stratégiques”, “innovants”,… En clair, il faudra toucher tout ça pour essayer d’en comprendre l’intérêt.
Le mercredi, c’est, en gros, la journée presse. Celle ou toutes les sociétés considérant avoir quelque chose à dire le disent. La véritable pré-inauguration, c’est ce soir. Avec, comme d’habitude, en maître de cérémonie Bill Gates.
Depuis quelques années, c’est l’uber-geek qui a droit à la présentation inaugurale. Pourquoi forcement lui ? Il faudrait demander aux organisateurs du CES. Et à ses fans hurlants. Oui, là-bas l’homme est globalement vu comme une star alors, quand il parle, ça crie, ça applaudit. Bref, ça insuffle à ceux qui le réclament cette euphorie technophile qui va pousser pendant trois jours plus de cent mille personnes à se tasser dans tout ce que Las Vegas peut compter d’allées de démonstration. Et nous à les observer.
Ludovic Nachury